Namibie, sous le ciel austral

Voyage organisé par "les sentiers des étoiles"

Du 4 au 15 septembre 2026 — Un voyage entre immensité minérale et exploration du ciel profond


Il est des voyages qui prennent une dimension particulière lorsque la découverte de paysages grandioses se conjugue à la passion du ciel étoilé.

Du 4 au 15 septembre 2026, nous avons pris la direction de la Namibie pour une nouvelle aventure placée sous le signe de l’astronomie et de l’astrophotographie. Ce périple s’inscrivait dans le cadre des Sentiers des Étoiles, des voyages que j’imagine et organise en tant qu’amateur passionné, avec une approche volontairement différente des circuits traditionnels : de petits groupes, des itinéraires soigneusement préparés et des programmes personnalisés, conçus autour des envies et des passions de chacun.

Plus qu’un simple voyage organisé, Les Sentiers des Étoiles sont une invitation à partager une passion, à explorer des lieux d’exception et à vivre ensemble des expériences qui seraient parfois difficiles à construire individuellement. Chaque destination est choisie pour ce qu’elle offre aux amoureux du ciel, mais aussi pour les émotions que suscitent ses paysages et son atmosphère.


  
                 Romain                                         Didier                                             Frédéric


 Voici l'équipe constituée...


Windhoek, notre point de chute avant l’aventure

Après notre arrivée dans la capitale namibienne, Windhoek, une première nuit nous a permis de prendre nos marques avant de nous lancer sur les pistes du pays. Au programme : deux pick-up équipés de tentes de toit, une formule idéale pour gagner en autonomie et s’immerger pleinement dans les grands espaces namibiens.



C'est partit pour les pistes...




Première étape : le nord-ouest du pays et le spectaculaire site de Spitzkoppe, dont les formations granitiques surgissent au milieu d’un paysage aride, sculptées au fil des millénaires par les éléments. Nous y avons passé deux nuits, entre reliefs monumentaux, lumière africaine et premiers rendez-vous avec le ciel austral.


Arrivée des 4X4 sur site



Repérage pour nos observations nocturnes



Sur ce site hors du temps, la nuit nous réservait un spectacle pour le moins insolite. A proximité, parfois très près nous semblait t'il, les chacals lançaient leurs hurlements, se répondant d’une colline à l’autre.

Puis ce fut le tour des geckos moqueurs dont les cris pour le moins surprenant virent interrompre nos conversations, comme s’ils nous donnaient la réplique et se moquaient ouvertement de nous. Entre les appels des chacals et les interventions impromptues des geckos, le désert tout entier semblait s’animer d’une étrange cacophonie, dans une ambiance aussi surréaliste que magique.


Quelques clichés réalisés sur ce site:


Notre 4x4 sous les étoiles - Didier



L'arche de Spitzkoppe - Romain



Dans l'univers minéral de Spitzkoppe, la Lensball supportée par des cristaux de quartz - Didier



Grand et petit nuages de Magellan - Romain


Acacia en ombre chinoise sur fond de voie lactée - Didier



Seconde étape: Rooisand, un observatoire d’exception





Nous avons ensuite rejoint Rooisand, où nous attendait une expérience astronomique particulièrement privilégiée : la privatisation de l’observatoire pour notre seul groupe.


TCDK Planewave 17" sur monture Astro-Physics 1600 GTO


La coupole abrite un instrument remarquable, un télescope astrographe Planewave de 430 mm de diamètre, présenté comme le plus grand télescope amateur d’Afrique australe. Il était installé sur une monture Astro-Physics 1600 GTO, un ensemble conçu pour offrir précision et stabilité aux observations comme aux travaux d’imagerie.

La privatisation nous garantissait une utilisation entièrement autonome de l’installation. Nous pouvions ainsi organiser nos séances à notre rythme, prendre possession des lieux et consacrer nos nuits à notre passion, sans dépendre d’un programme collectif. Dans un environnement aussi préservé, loin des grandes agglomérations et de leurs lumières, chaque nuit devenait une nouvelle occasion d’explorer les profondeurs du ciel.





Juste le temps de prendre un petit apéritif à toute vitesse, sur cette magnifique terrasse, donnant sur la savane arbustive aride... avant de nous consacrer à nos travaux d'astrophotographie... 


Quelques clichés réalisés sur ce site:


L'observatoire, vu par le prisme de la Lensball - Didier




Dernière étape, la ferme astronomique de Hakos, un site astronomique que je savais extrêmement bien équipé en thermes d'instruments et d'infrastructure. C'est la raison pour laquelle j'ai choisi d'y consacrer un maximum de temps afin de profiter d' un dispositif instrumental qui nous permettrait de multiplier les possibilités d’observation et d’imagerie.


Coucher de soleil sur les coupoles





Sur place, deux montures Sky-Watcher EQ6 (ici sous bâche), installées sur des plateformes autonomes, étaient à notre disposition.



Nous avions également loué l’observatoire Henning, qui abritait un équipement d’un autre niveau : une monture 10Micron GM 2000 associée à un télescope Newton carbone de 12 pouces à f/4.


Cette diversité de matériel nous offrait plusieurs configurations de travail, adaptées aux envies et aux objectifs de chacun. Les nuits pouvaient ainsi s’organiser autour de différents instruments, tandis que les journées nous permettaient de profiter des paysages environnants et de préparer les séances suivantes.

À Hakos, le sentiment d’isolement et la pureté du ciel donnent à l’astronomie une saveur particulière. Ici, la nuit n’est pas simplement une parenthèse entre deux journées : elle devient le cœur même du voyage. Sous les étoiles de l’hémisphère Sud, les constellations familières changent de perspective, tandis que les richesses du ciel austral invitent à renouveler sans cesse son regard.


Quelques clichés réalisés sur ce site:



Nébuleuse obscure du Gadget et NGC4372 - Frédéric


Région de Rho Ophuchi - Frédéric


Petit nuage de Magellan et amas globulaire 47 du toucan - Frédéric



Newton Carbon 12" à f/4 - Romain



Le retour à Windhoek, la tête encore dans les étoiles

Après ces quatre nuits à Hakos, il a fallu reprendre la route vers Windhoek, où nous avons passé notre dernière nuit avant de prendre le chemin du retour.

En onze jours, ce voyage nous aura conduits des paysages minéraux de Spitzkoppe aux installations astronomiques de Rooisand, puis à l’atmosphère singulière de Hakos Astro Farm. Une aventure conçue autour d’une passion commune, mais qui ne se résume pas aux instruments utilisés ni aux images rapportées.

La Namibie offre cette rare sensation d’espace et de liberté, où les distances, les paysages et les nuits étoilées prennent une tout autre dimension. Voyager entre amis, disposer d’observatoires privatisés et pouvoir travailler en toute autonomie sous l’un des plus beaux ciels du monde : autant d’éléments qui ont fait de ce périple une expérience à part.

Un voyage au bout des pistes, au plus près des étoiles, et une invitation à découvrir la Namibie autrement : non seulement comme une terre de paysages grandioses, mais aussi comme un formidable terrain d’exploration pour les amoureux du ciel austral.





Musée Galileo, Florence: Admirer les véritables lunettes de Galilée...



Le Museo Galileo est l’un des musées les plus originaux de Florence : au lieu de mettre l’art au centre, il raconte l’histoire de la science à travers les instruments qui ont changé notre vision du monde.


Installé dans le Palazzo Castellani, juste à côté de la Galerie des Offices, le musée conserve l’une des plus importantes collections d’instruments scientifiques anciens d’Europe, héritée en grande partie des familles Medici et Lorraine. On y trouve plus de 5 000 objets, allant du XVIe au XIXe siècle.    





Son point fort, c’est évidemment la section consacrée à Galileo Galilei : on peut y voir ses deux lunettes originelles, ainsi que la lentille avec laquelle il observa les satellites de Jupiter — une pièce majeure de l’histoire de l’astronomie.  





A noter la présence de magnifiques sphères armillaires de toutes tailles, dont la plus grande, exposée dans la salle 3 parmi les instruments scientifiques médicéens, mesure près de 3.7 mètres de haut pour environ 2 mètres de diamètre!


Sphère armillaire fabriquée par Antonio Santucci entre 1588 et 1593



Le parcours est très accessible, même sans être passionné de sciences : globes anciens, horloges astronomiques, boussoles, instruments de navigation, machines de physique et expériences interactives rendent la visite vivante.





 Le musée montre bien comment la Renaissance florentine a été aussi une révolution scientifique, pas seulement artistique.    


👉 En pratique : compter environ 1h30 à 2h pour la visite. C’est une excellente alternative aux grands musées bondés de Florence, surtout si vous cherchez quelque chose de plus calme et original.

 

Du 1er au 14 Mai 2024


Namibie

Road trip sur les pistes des étoiles...

Organisateur de missions astronomiques depuis 2015, j‘ai souhaité attribuer aux astrovoyageurs de l’extrême une identité unique et ambitieuse. Elle se résume en trois principes : N’importe où sur le globe, instrumentation professionnelle, conditions extrêmes…

La Namibie offre le second plus beau ciel de la planète (après le Chili). Mais elle a encore un atout, et pas des moindes: ses ambiances nocturnes absolument surréalistes! Imaginez-vous installé confortablement près de votre télescope en plein désert lorsque soudain le cri d'un coyote déchire la nuit, auquel d'autres coyotes se mettent à répondre autours de vous... Il n'est pas rare non plus d'avoir la visite d'un fennec ou bien même celle d'un zèbre. Cette forte présence animale, associée aux magnifiques déserts qui caractérisent cet écrin naturel offrent une approche de l'astronomie hors norme.

Afin de s'assurer d'un niveau de sécurité acceptable, cette mission "un peu spéciale" a nécessité une préparation rigoureuse et le respect de règles particulièrement strictes.

Cet autotour a été conçu sous la forme d’une astronomie nomade, légère et autonome. Petit matériel astro perso, tel que trépied photo et APN pour Timelaps ou Circumpolaires ou voie lactée, voir maxi petite monture nomade avec batterie autonome.



La Namibie se visite habituellement via des tours opérateurs qui proposent des circuits bien rodés, vous permettant de visiter en 4x4  les parcs animaliers, tel le fameux parc d’ Etosha et de découvrir, les magnifiques régions diversifiées du pays…
Pour notre part, nous avons préféré établir notre propre parcours reliant les différents spots astro que nous avions repéré. Un travail de huit mois a été nécessaire, afin d’établir un plan de route de 2500 km à travers le Damaraland, le désert du Namib , celui de Sossusvlei, et jusqu’à la forêt de Quivertree située tout au Sud du pays…


Une équipe de quatre personnes a été constituée, répartie en 2 équipages au volant de 2 pick-up sur-équipés (2 réservoirs de carburant, 2 roues de secours, nécessaire de camping, etc...)

L'équipe est composée de:



David


- Expert en mécanique auto
- Référent pilotage 4x4
- Référent Orientation



Jérôme


- Expert en Astrophotographie
- Référent en Informatique
- Référent orientation







Jean-Baptiste

- Expert en photographie
- Accoutumé aux expéditions " sportives " en raison de ses multiples expéditions sur (et dans) les glaciers.



Didier


- Organisateur de la mission
- Référent sécurité et sûreté
- Référent astrophotographie








Prise des 4x4, chez Melbic Car Rentals ( que nous recommandons...)


1. Spitzkoppe




Direction le site du Spitzkoppe, dans la région de l'Erongo, situé à 2 heures de route au Nord Est de Windhoek.






Nous avons choisi ce site en raison de la présence d'une impressionnante arche de granite. Cette dernière fait partie d’ un amoncellement rocheux de pics.

Sa splendeur et sa forme intrigante amènent naturellement le visiteur à s’interroger sur le processus géologique qui a pu donner naissance à un tel chef d’œuvre…

Et bien ce joyaux naturel est l’œuvre de l’érosion, due aux écarts de température, au vent ou bien encore à la pluie qui ont fait apparaître à la surface du bloc granitique un réseau de fissures, appelées en géologie « diaclases »

Puis, le phénomène d’érosion poursuivant son œuvre, les fissures se sont élargis, dessinant peu à peu des lames de granites, espacées par des « couloirs » qui peu à peu se sont élargis à leur tours.

De subtiles différences de densité du granite amènent certaines lames à se percer à leur base, finissant par former des arches, telles que celle de Spitzkoppe ( à l’instar de celles du parc national des Arches, dans l’ Utah américain.)









Le site est géré par une communauté locale et n’est donc pas libre d’accès. Il faut payer un droit d’entrée, valable pour la journée. On est ensuite autorisé à s'y promener librement.

La communauté a également mis en place des espaces pour camper au milieu de ce décor minéral et sauvage.

Les emplacements sont libres, et suffisamment espacés les uns des autres pour se sentir seuls. Ici, il n’y a ni électricité ni eau, seulement un toilette sèche par emplacement, et un foyer pour le feu.










Réalisations astrophoto...





Arche de Spitzkoppe




Pick up sous la Voie Lactée


2. Ferme Astronomique de Hakos




La Ferme astronomique de Hakos est située dans un terrain montagneux entre les Hauts Plateaux Centraux et le désert de Namib, dominé par la chaîne de montagne Hakos 2000 m de haut. 
C'est une très belle infrastructure, dirigée par une équipe formidable.

Coupoles abritant des instruments en remote


Plateforme d'observation



Juergen installant le Dobson pour le visuel


Nous sommes accueillis par Juergen. D'origine allemande, il a travaillé dans  les années 1974-76 sur le Gamsberg comme assistant étudiant pour l’Institut Max Planck pour l’astronomie / Heidelberg. Il a également travaillé comme ingénieur électricien dans le secteur de la radiodiffusion professionnelle, dont plus de 20 ans aux Pays-Bas. Jürgen est régulièrement sur Hakos depuis 2005 et s’occupera principalement du support technique des astro-guests.
L'équipe comprend également:







Réalisations astrophoto...


C'est partit pour la nouvelle session d'observation...






En tant que photographe de formation, j’aime aborder l’astrophotographie avec des défis purement photographiques, tout en mettant en relation des éléments célestes et terrestres. Cela a l'avantage d'apporter à l’observateur des repères concrets, facilitant la lecture de l'image.
Ici, le défi était de faire apparaître la Voie lactée dans une lensball...
La photographie Lensball est une technique de photographie créative qui utilise l’effet fish-eye d’une boule de verre pour saisir des scènes avec un angle panoramique très caractéristique.
La première difficulté résidait dans le fait que la voie lactée est déjà par nature extrêmement peu lumineuse, et la photographier à travers une Lensball tend à réduire encore plus cette luminosité. Aussi, afin d’obtenir un résultat satisfaisant, il était  impératif de réaliser ce travail  sous un ciel  exempt de toute pollution lumineuse, et le ciel de la Namibie s'y prêtait parfaitement.
La seconde difficulté était de tenir la sphère d’une main, en restant parfaitement immobile pendant les 20 secondes nécessaires à l'exposition, au risque d’avoir une voie lactée floue... Là, j’ai mon petit secret...





Mosaïque de la voie lactée. Assemblage de 21 clichés. Tamron 35mm f/1.4 sur Nikon D850.



Rho Ophiuchi


Région d'Antares, dans le Scorpion. Cette région est particulièrement riche en nuages d'oxygène et hydrogène, donnant lieux à de magnifiques draperies de couleurs. Ses colonnes de matière sombre sont également particulièrement intéressantes...


3. Observatoire HESS (Hight Energy Stéréoscopic System)




 En 2002, le premier des cinq télescopes actuels du système stéréoscopique à haute énergie (H.E.S.S.) a été inauguré dans les hauts plateaux de Khomas en Namibie. Pour la première fois, de vraies images de sources cosmiques ont été obtenues à la lumière des rayons gamma avec les énergies les plus élevées jamais enregistrées à partir d’objets astronomiques. H.E.S.S. est le plus grand et le plus sensible réseau de télescopes explorant l’Univers aux énergies les plus élevées.
L’observatoire H.E.S.S. est géré par une collaboration de plus de 240 scientifiques de 36 institutions scientifiques dans 12 pays différents, dont l’Université de Namibie. 


Franchissement de la porte d'accès Sud

Nous sommes prévenus...

Visite de la salle de contrôle


Neuf écrans d’ordinateur affichent les conditions en temps réel tels que les images acquises par les caméras, les directions de pointage du télescope, ainsi que les propriétés atmosphériques comme par exemple la qualité du ciel et la météo.
Le réseau de télescopes est également directement piloté à partir de la salle de contrôle par  deux ou trois opérateurs chaque nuit. Depuis l’ordinateur principal, ils peuvent contrôler l’ensemble du réseau. Ils s'assurent ainsi du bon déroulement des opérations, et établissent le calendrier d’observation.


Ecran de contrôle de l'orientation des antennes

Trajectoires des différentes cibles au cours de la nuit


Localisation des cibles sur la voûte céleste


Etat de disponibilité des différentes antennes

Salle des ordinateurs



L’ observatoire H.E.S.S. est équipée d' une salle de serveurs située dans le bâtiment de contrôle. Ce dernier est essentiel afin de traiter et de stocker les énormes quantités de données prises par le réseau de télescopes. Près de 200 To d’espace disque sont disponibles pour le stockage de données (assez pour stocker 50000 films HD), ce qui est suffisant pour quelques mois de prise de données. 
La salle des serveurs héberge également le déclencheur central, qui recherche des signaux coïncidents entre différents télescopes, indiquant qu’un rayon gamma a pu être détecté. Le déclencheur central est un premier filtre important : les télescopes rapportent des signaux des milliers de fois par seconde (khz), tandis que le taux de rayons gamma est une fois toutes les 1 à 1000 mille secondes (mHz à Hz)


 
Antenne principale





 

Vraiment gigantesque...




Comment fonctionnent les télescopes Cherenkov?









Les rayons gamma sont créés dans des environnements
extrêmes de l’univers. Ils sont les témoins d' évènements extrêmement violents, tels l'explosion d'une supernova par exemple.
Lorsque ces photons à haute énergie plongent dans l’atmosphère terrestre, ils interagissent via la production de paires et créent de vastes averses d’air, à partir de 10 à 20 km au-dessus du sol.
Dans ces averses, les particules chargées se déplacent plus rapidement que la vitesse locale de la lumière, ce qui provoque l’émission de photons de Cherenkov, créant un cône de lumière bleue.
Au niveau du sol, cela donne une faible zone de lumière de Cherenkov avec un rayon d’environ 100 m pendant quelques nanosecondes.
Les télescopes Chernkov, avec leurs caméras haute vitesse sensibles et leurs grands miroirs, capturent une partie de ce faible flash lumineux pour créer une image de la douche d’air. À partir de ceux-ci, nous pouvons reconstruire l’énergie et la direction du rayon gamma.


4. Forêt de Quivertree










La Quiver Trees Forest compte pas moins de 250 spécimens d'arbre carquois. Contrairement à ce que leur nom pourrait laisser penser, il s'agit en fait de plantes géantes (Aloe dichotoma). Ces "arbres carquois" tiennent leur nom du fait que les Bushmen ont pour coutume d'en évider les écorces pour y transporter leurs flèches.
Au coucher du soleil, le kokerboom se pare de magnifiques reflets dorés si caractéristiques... 

Réalisations astrophoto...





Sur ce cliché nous avons eu la chance de capturer une aurore non pas boréale (pole nord) mais austral (pole Sud). Car en cette première quinzaine de mai 2024, la Terre était frappée d'un orage magnétique extrêmement puissant, donnant lieux à de magnifiques aurores en hémisphère Nord mais Sud également (ce qui est bien plus rare)...





Indications des aurores, Source: Appli Aurora


Cette capture d'écran témoigne de l'intensité de l'aurore australe du moment.



5. Conclusion... et coup de gueule!


Voici une belle mission qui s'achève. Le ciel a été absolument fantastique et la Namibie mérite pleinement sa place de second plus beau ciel de la planète... De plus, la forte présence animale apporte aux observations nocturne une approche absolument féerique, et c'est une aventure que je vous souhaite de vivre...

 Mais je dois vous avertir. Si vous envisagez à votre tour de partir en Namibie observer les étoiles, vous devez prendre en compte que cette présence animale dont nous parlions, induit également de nombreux risques pour votre sécurité. Pour s'en convaincre, il suffit de consulter l'excellent article ( içi), ou bien encore simplement de discuter sur place avec les guides locaux que vous rencontrerez.

 Mon travail de préparation et mes recherches sur internet m'ont trop souvent mené à des blogs, rédigés par des personnes ayant prit des risques inconsidérés, et sous prétexte que tout s'est bien passé, se permettent d'affirmer  qu'il n'y a pas de danger...

Je ne souhaite pas vous faire peur et encore moins vous dissuader d'organiser ce type d'expérience, bien au contraire. Je souhaite simplement vous inviter à rester prudents envers certains sites, à identifier par vous même les potentielles difficultés et à mettre en place les moyens de vous en préserver. De nombreuses solutions existent! Une mission astro réussie est une mission bien préparée, avec bon sens. Je vous souhaite donc un bon voyage, et de bonnes observations...